Le lâcher-prise en peinture est souvent présenté comme une simple technique créative. Pourtant, pour moi, il est devenu bien plus que ça.
Avec le temps, la peinture m’a appris quelque chose d’important : je ne fonctionne pas comme tout le monde. Et peut-être que vous non plus.
Alors plutôt que de suivre des plans très précis ou des objectifs rigides, j’ai appris à avancer autrement. Dans cet article, je vous montre ce que cette approche m’a permis de créer… avec quelques petites vidéos courtes tournées ces dernières semaines.
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Pourquoi je ne me fixe presque jamais d’objectif en peinture
En fait, c’est plutôt que je ne me fixe pas d’objectif précis. J’ai une ligne directrice générale, mais je n’aime pas enfermer ma pratique de la peinture dans quelque chose de trop cartésien ou logique, du genre : je veux obtenir tel résultat, telle image, telle ambiance.
Quand je commence une toile, je n’ai donc pas forcément d’intention claire. J’aime beaucoup me laisser guider par la peinture, par la toile, par ce qui se dégage de mes explorations, de mon intuition directement sur la toile ou sur le papier.
Mais je n’ai pas encore vraiment répondu à la question : pourquoi je ne me fixe presque jamais d’objectif ?
Tout simplement parce qu’au début, quand j’ai commencé à peindre, je m’en fixais. Je prenais une image et je voulais la recopier. Et je me suis rendu compte que ça ne me plaisait pas du tout. Ça m’énervait même.
Dans la vie, il y a déjà beaucoup d’endroits où l’on doit avoir un plan de match, des objectifs, un but à atteindre. On doit performer, arriver à un résultat. Or, si je m’étais inscrite à un cours de peinture, c’était justement pour relaxer. Je n’avais plus envie de retrouver cette pression que je me mettais déjà dans d’autres sphères de ma vie.
Et je me suis rendu compte que je préférais avancer un peu à tâtons. Avec une ligne directrice, oui, mais sans objectif clair et précis dès le départ. L’image, l’ambiance, l’intention… tout cela se dessine au fur et à mesure.
Pourquoi la peinture a changé ma vie
Je me suis rendu compte alors que, même si on entend souvent dire que pour réussir il faut avoir un plan de match précis, des objectifs clairs, ce n’est pas forcément vrai pour tout le monde. Même dans les formations en entrepreneuriat que j’ai suivies, les mentors répétaient souvent cela : il faut savoir exactement où l’on va.
Grâce à la peinture, j’ai découvert que nous ne fonctionnons pas tous de la même façon, et que moi, je ne fonctionne pas comme ça. J’ai besoin de lâcher-prise, comme en peinture.
Quand je me fixe un objectif très précis, très clair, avec un plan de match tout aussi précis, cela me met de la pression. Et cette pression, je la gère mal. Au lieu d’avancer, je m’écrase un peu et je ne fais rien, plutôt que de risquer de ne pas atteindre exactement ce que j’avais prévu.
Alors, grâce à la peinture, j’ai compris que je préférais fonctionner autrement. J’aime mieux avoir une ligne directrice générale, me faire confiance et être dans l’action.
Autrement dit, faire plutôt que réfléchir trop longtemps à un plan de match. Faire, puis ajuster.
Avec le temps, j’ai réalisé que j’avais beaucoup plus de réussite lorsque je me mettais simplement en action et que mon plan de match se dessinait progressivement, au fur et à mesure, plutôt que d’être complètement figé dès le départ. C’est la définition du lâcher-prise, que ce soit en peinture ou non, finalement.
Bien entendu, je ne suis pas en train de dire que vous devez faire pareil. Ce que je veux simplement exprimer, c’est que nous sommes tous différents. Oui, peut-être que la majorité des gens ont besoin d’un plan de match très précis. Mais moi, pas toujours.
Et surtout pas en peinture.
Je vais vous illustrer cela dans la partie suivante, où je vous propose quelques petites vidéos pour vous montrer ce que j’ai exploré ces dernières semaines.
Le lâcher-prise en action dans les deux dernières semaines (avec vidéos courtes de peinture)
Dans le fond, ce qui s’est passé ces deux dernières semaines, c’est que je ne m’étais pas vraiment rendu compte de la quantité de travail que j’avais devant moi. En fait, je le savais un peu, mais je ne savais pas si j’allais être capable de tout faire.
Alors, comme je vous l’expliquais plus tôt, j’ai décidé de ne pas me mettre de pression. Je me suis simplement dit : avance, sois dans l’action.
Avec le temps, je me suis rendu compte que d’être dans l’action, c’est presque toujours une bonne chose.
Quand je me sens bien, je suis dans l’action. Quand je me sens moins bien, j’essaie quand même d’y être. Les seules fois où je ne suis pas dans l’action, c’est quand je suis réellement fatiguée.
Mais parfois, on croit qu’on est fatiguée… alors qu’en réalité, on ne se sent simplement pas très bien. Donc j’essaie d’être à l’écoute de ça pour faire la différence consciemment.
Et ce qui s’est passé, c’est que la semaine dernière, j’ai peint une petite œuvre par jour. Je ne m’y attendais absolument pas. J’étais un peu fatiguée, oui, mais pas suffisamment pour ne pas peindre. Alors je me suis mise en action.
Puis cette semaine, j’ai commencé à peindre les modules de mon programme.
La suite du programme Paysages semi-abstraits, la portion qui parle de l’eau: « L’eau dans toute sa splendeur ». Et là encore, j’ai eu énormément de plaisir. Et je ne pensais vraiment pas avancer autant.
Je vous montre donc quelques petites vidéos. Il y a même une portion que je n’ai pas filmée. Peut-être que d’ici le moment où vous lirez cet article, j’aurai eu le temps de la filmer aussi.
Mais voilà déjà une partie de ce que j’ai accompli ces deux dernières semaines en peinture. Et sincèrement, si vous m’aviez dit ça il y a quinze jours… je n’aurais jamais pensé que j’en serais capable. Ma seule ligne directrice était d’être dans l’action avec la peinture.
Et ça a fonctionné.
Quelques vidéos pour illustrer mon lâcher-prise en peinture et dans la vie:
Mes explorations de la semaine précédente
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Module « Reflets » du programme de Paysages semi-abstraits: « L’eau dans toute sa splendeur »
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Portion du module « Horizons créatifs » du même programme à venir
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Une vidéo rigolote pour le plaisir
Parce que c’est toujours le fun et que ça aide à lâcher-prise en peinture ou dans la vie.
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Au fond, ce que la peinture m’a appris, c’est qu’on peut avancer très loin… sans toujours savoir exactement où l’on va au départ.
Parfois, il suffit simplement d’être dans l’action, de faire confiance au processus, et de laisser les choses se dessiner petit à petit. Et comme vous venez de le voir, ça peut mener à pas mal plus de création qu’on ne l’aurait imaginé !
Si vous faites partie des étudiantes du premier programme Paysages semi-abstraits, je serais très curieuse de savoir : est-ce que vous vous reconnaissez dans cette façon de fonctionner ? Êtes-vous plutôt du type « plan de match très précis » ou « j’avance et j’ajuste » ? Venez me le dire dans les commentaires ci-dessous, j’adore vous lire.
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6 Comments
Bon matin , je pourrais dire ma belle Lili, même si je ne te connais que virtuellement.
J’adore tout ce que tu peins, j’adore ta personnalité… je suis tellement reconnaissante de t’avoir découvert comme ça à tout hasard sur Internet.
Et oui, je suis du genre à me laisser aller sans objectif précis à la base , si ce n’est que de choisir quelles couleurs et quels pinceaux ou spatules qui m’inspirent avant de commencer. Puis, sous une musique en accord avec mes états d’âme , je me laisse guider . Je ne m’y connaissais pas du tout en peinture… mes gribouillages au crayon (en jasant au téléphone) me menaient souvent à y percevoir quelque chose d’intéressant.
C’est ainsi que j’ai été attirée par l’abstrait, il y a de ça à peine 1 mois. J’explore, je découvre et je m’amuse… je suis grandement stimulée par ton approche. Merci d’être là!
Oh merci Francine! Le virtuel a parfois du bon et nous permet de connecter à travers les distances, et je suis vraiment contente que cela t’aide, c’est le but! C’est un réel plaisir pour moi de lire ton commentaire un dimanche matin. Ça réchauffe le coeur, merci. Continue de t’amuser: la vie est un terrain de jeu, et la peinture est un excellent moyen d’en profiter!
Bises des Laurentides
Hello Lili,
Merci de partager tes réflexions avec nous. J’avoue que, pour ma part, j’ai un peu trop tendance à vouloir tout contrôler.
J’ai vraiment beaucoup de mal à lâcher prise : impression de gâcher du papier, de la peinture, de l’eau … pour un résultat nul.
J’essaye de m’en sortir en me fixant des recherches de couleur. Je sais que je veux peindre uniquement des paysages. J’essaye de déterminer mon humeur du jour (calme, joyeuse, angoissée, triste …) et je choisis des couleurs qui marchent cette sensation. Puis je badigeonne au hasard et je vois le paysage qui sort. C’est le mieux que j’ai trouvé pour le moment.
Merci pour tout !
Isabelle
Mais c’est super! Moi itou j’ai ce défi de vouloir tout contrôler. Alors c’est important de trouver des idées pour contourner ça quand c’est problématique. Et tu as l’air d’avoir une bonne piste! Bravo! Amuse-toi!!!
Je suis comme toi Lili, je n’aime pas les contraintes! Et j’aime peindre au fil de mes pensées et de mes envies! Je peins pratiquement tous les jours même pas longtemps mais c’est un besoin pour moi, surtout avec cette actualité tellement anxiogène. Il me tarde de découvrir la suite du module sur les paysages semi abstraits sur l’eau car j’adore peindre la mer, les lacs et les rivières et je suis sûre que je vais y trouver des super conseils. Merci Lili!
Oui, moi aussi, j’adore peindre tous les jours (petite exception les week-ends, histoire de profiter du plein air). Et oui, ça permet de garder la tête hors de l’eau. Avant, je pensais qu’il fallait peindre plusieurs heures d’affilée, mais je me rends compte que finalement, ce n’est pas nécessaire. Ça ferait un beau sujet d’article/vidéo ça! Et pour la suite du programme Paysages semi-abstraits sur l’eau, je suis bien contente du plan que j’ai. Je suis en train de le peindre et ça arrive bientôt, promis!
Merci de ta confiance 🙂