Il y a plusieurs raisons qui expliquent pourquoi je peins. La beauté des couleurs, le besoin de créer, le plaisir de jouer avec la matière… mais parfois, certaines réponses sont plus profondes.
À l’occasion de la fête des Mères, j’ai eu envie d’écrire une lettre à ma Maman, qui était elle aussi artiste peintre. Une lettre très personnelle, mais qui explique probablement mieux que tout le reste pourquoi la peinture occupe une si grande place dans ma vie aujourd’hui.
Voici donc cette lettre ouverte, accompagnée d’une vidéo où je peins pendant que je vous la lis.
Bienvenue sur mon blog. Peindre seule peut parfois décourager. Et si vous avez parfois du mal à choisir les bonnes couleurs, c’est frustrant.
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Regardez la vidéo (lettre en voix off)
Si vous préférez lire la lettre, elle est juste en dessous de la vidéo.
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Lettre ouverte à ma Maman chérie
Maman, tu es toujours là
Coucou Maman. Aujourd’hui, je voulais t’écrire. Cela fait bien longtemps que ce n’est pas arrivé. Pourtant, je pense souvent à toi. Je ne t’oublie pas, comment le pourrais-je, je peins chaque jour grâce à toi… La peinture, c’est le plus beau cadeau que tu aies pu me faire. Pourtant, tu levais le pinceau de ta toile dès que je m’approchais! Tu te souviens? Ta timidité était telle que même tes enfants ne pouvaient te voir à l’œuvre. C’était tellement frustrant pour moi, haha! Mais cela m’a permis dès le début de mon aventure artistique d’apprendre à peindre devant les gens. Je ne voulais pas les priver de ce moment magique que j’ai tant souhaité vivre moi-même.
Alors non, c’est vrai, tu ne m’as pas appris à peindre. Tu es partie trop tôt. Mais quelques mois avant ton départ, j’ai reçu la plus grande leçon de ma vie de ta bouche. Grâce à une petite anecdote que tu croyais probablement bénigne, j’ai appris la persévérance. J’ai appris que le talent n’existait pas, que seules la passion et l’effort me permettraient de faire ce que je veux. J’avais 14 ans, et tu pensais que tes mots passeraient d’une oreille à l’autre sans rester dans ma petite cervelle d’ado perturbée. Et bien non. Ces quelques mots m’ont marquée. Car j’avais une confiance aveugle en toi. Un amour et une admiration profondes qui me dictaient d’écouter tes moindres paroles.
Et j’ai bien fait. Ton départ précipité m’a plongée dans le désarroi. T’imagines, en pleine adolescence! C’est pas cool ça. Heureusement, tu es revenue me voir et m’inspirer rapidement. Je te sentais près de moi. Lorsque je doutais, je te posais des questions, et tu étais là. Et lorsque j’ai enfin commencé à peindre, je t’ai entendu soupirer d’aise. Tu es patiente, car j’avais alors 27 ans.
Me voilà à l’aube de mes 46 ans. Et je sens bien que tu vieillis. Tu te reposes, et c’est ok. Tu me parles moins, peut-être parce que j’ai moins besoin de toi. Mais tu es toujours là. Je me rends compte que je te pose moins de questions, probablement car je commence à entrevoir que les réponses sont en moi, finalement. Et que j’ai maintenant compris que la meilleure façon de les trouver, c’est de peindre.
Lorsque je peins, je me connecte à moi. Je dialogue avec cette partie divine et pure que chacun de nous garde précieusement. La peinture m’aide à écouter mon âme, à comprendre qui je suis, à définir ce que je veux et ce que je préfère laisser sur le chemin. Grâce à la peinture (et donc, grâce à toi), j’ai trouvé cette petite zone lumineuse au fond de moi qui me permet de tout traverser. Même cette période, il y a quelques années, où j’ai souhaité être mère mais que la Nature en a décidé autrement.
La fête des Mères devrait être douloureuse pour moi, et pourtant, c’est l’inverse. Je ressens tout l’amour des enfants de la Terre pour leur Mère, tout l’amour des Mères pour leurs enfants. Car tout ça est contenu dans cette petite zone lumineuse à l’intérieur de moi. Cette même zone que vous avez également en vous.
Peindre, finalement, c’est me connecter à l’Amour du monde. Merci Maman. C’est le plus beau cadeau du ciel et de la Terre réunis.
Je t’aime…
Ta Lili
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