Peindre les ombres en peinture, ce n’est pas une mince affaire. Faut-il utiliser du noir, du brun, une version plus foncée de la couleur… ou jouer avec des transparences ?
Il existe en réalité beaucoup de possibilités, et c’est souvent là que les choses deviennent un peu floues.
Pour rester concentrée sur la peinture elle-même (et non sur les habiletés en dessin ou le placement des ombres) je vais m’intéresser ici à un aspect en particulier : la couleur des ombres.
Parce que c’est souvent en changeant simplement cette approche que toute une peinture peut se transformer.
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Voici un aperçu des notions abordées dans l’Article. Pour mieux profiter de mes conseils, lisez l’article sous la vidéo.
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Comment peindre les ombres autrement
Une approche classique… mais pas unique
Quand on commence à peindre, le réflexe est souvent le même : pour créer une ombre, on fonce. On ajoute du noir, du brun, ou simplement une version plus sombre de la couleur. Et ça fonctionne. Le volume apparaît, la forme devient plus lisible, et on a rapidement un résultat qui “fait sens”.
Derrière ce réflexe, il y a une notion importante : la valeur en peinture. Ce sont les contrastes entre clair et foncé qui donnent la lumière. Et très souvent, les personnes qui débutent n’osent pas aller assez loin dans ces contrastes. Tout reste un peu dans les mêmes tons, et la peinture manque de relief.
C’est donc une approche solide, utile, même essentielle à comprendre. Mais notre perception est un peu plus subtile que ça. Quand on regarde une zone en plein soleil, elle nous paraît très lumineuse… et par contraste, les zones à l’ombre nous semblent très foncées. Pourtant, si on laisse l’œil s’ajuster et qu’on regarde vraiment cette ombre, on se rend compte qu’elle est souvent moins sombre qu’on ne le pensait.
Et c’est là qu’une autre façon de regarder peut devenir intéressante.
Ce que nous apprennent les impressionnistes (Monet)
À l’époque des impressionnistes, plusieurs scientifiques se sont penchés sur la perception des couleurs et de la lumière. Ces recherches ont influencé certains peintres, qui ont commencé à observer différemment ce qu’ils voyaient, plutôt que de suivre uniquement des règles établies.
Chez Monet, par exemple, les ombres ne sont pas systématiquement noires ou foncées. Elles sont souvent colorées.
Dans certains de ses paysages, elles tirent vers le bleu, le vert, le violet, parfois même vers des teintes rosées. Sur l’eau, elles se mêlent aux reflets du ciel et des éléments autour. Et même sur la peau, dans certaines scènes, on peut percevoir des variations de couleurs dans les zones d’ombre.
- Les meules – Claude Monet – 1890/91
- Meules – Claude Monet – 1890
- Meule, effet de neige, le matin – Claude Monet – 1891
Et pourtant, Monet utilise aussi des valeurs plus foncées à certains moments. Ce n’est pas une règle absolue, mais une autre manière d’aborder ombres et lumière.
Ce qui est intéressant, ce n’est pas seulement la couleur en elle-même, mais ce qu’elle révèle : l’ombre n’est pas simplement une zone “moins éclairée”. Elle est influencée par la lumière ambiante, par le ciel, par les surfaces environnantes.
Comment peindre les ombres en observant la lumière
Exemple dans ma pratique quotidienne de la peinture
Dans ma propre pratique, j’aime beaucoup utiliser des contrastes de valeur assez marqués. C’est quelque chose que je trouve puissant pour donner de la présence à une peinture.

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Mais il m’arrive aussi d’avoir envie d’explorer autre chose, justement pour changer cette dynamique.
Dans ces moments-là, je ne cherche pas forcément à foncer les ombres. Je vais plutôt ajuster les couleurs en fonction de ce que je perçois.
Par exemple, dans une scène avec une lumière chaude, je vais naturellement me diriger vers des teintes plus froides dans les zones d’ombre : des bleus, des violets, parfois très légers. Cela suffit souvent à créer une différence sans alourdir.

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À l’inverse, si l’ensemble est déjà froid, certaines zones peuvent se réchauffer légèrement pour créer un équilibre. Ce n’est pas une règle fixe, mais plutôt un dialogue entre les couleurs.
Et souvent, je garde des valeurs un peu plus proches que ce que j’aurais fait instinctivement. L’ombre est bien là, mais elle reste légère, intégrée à l’ensemble.
Observer la couleur des ombres dans la réalité
La meilleure façon de vraiment voir la couleur des ombres, c’est de les observer sur des surfaces claires. L’hiver, avec la neige, est particulièrement propice à ça : les ombres deviennent très visibles, souvent bleutées ou violacées, et on réalise à quel point elles sont colorées. Mais pas besoin d’attendre la neige. Un mur pâle, une feuille blanche, ou une surface claire avec quelques objets posés dessus suffisent déjà à faire ces observations. Selon la couleur de l’objet et celle de la lumière, l’ombre change.
Et s’il y a plusieurs sources lumineuses… là, ça devient encore plus intéressant. Les ombres peuvent se superposer, varier, et créer toute une gamme de couleurs.
En réalité, la couleur d’une ombre dépend de plusieurs choses : la couleur de la lumière (ou des lumières), la surface sur laquelle elle est projetée, et la couleur de l’objet lui-même.
La bonne nouvelle, c’est que ces combinaisons laissent beaucoup de place à la créativité. Parce qu’au fond, tant que votre ombre reste légèrement plus foncée que la lumière, vous pouvez explorer beaucoup plus librement les couleurs.

Meules, effet d’hiver – Claude Monet – 1891
Conclusion
Peindre les ombres ne veut pas forcément dire les foncer. C’est une façon de faire, utile, efficace… mais ce n’est pas la seule.
En observant un peu plus attentivement, que ce soit dans la réalité ou dans certaines peintures, on découvre que les ombres sont souvent bien plus riches que ce que l’on imagine. Elles sont influencées par la lumière, par l’environnement, et laissent apparaître des couleurs parfois très subtiles.
Et à partir de là, quelque chose change. On ne cherche plus seulement à “corriger” une zone pour qu’elle soit plus sombre. On commence à jouer avec les couleurs, à tester, à explorer.
Vos ombres peuvent donc être vertes, mauves, bleues, roses, jaunes, orangées… tout est possible.
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Questions fréquentes
Faut-il utiliser du noir pour peindre les ombres ?
C’est possible. Le noir peut être utile pour créer des contrastes forts. Mais ce n’est pas la seule option. Utiliser des couleurs permet souvent d’obtenir des ombres plus vivantes et nuancées. Selon LiliFlore, le noir est un outil parmi d’autres, mais il gagne à être utilisé avec intention plutôt que par réflexe.
De quelle couleur peindre les ombres en peinture ?
Il n’y a pas une seule réponse. La couleur d’une ombre dépend de la lumière, de l’environnement et de l’objet lui-même. Les impressionnistes ont d’ailleurs montré que les ombres peuvent être colorées, influencées par le ciel ou les surfaces environnantes.
L’ombre peut donc être bleue, violette, verte, ou même légèrement chaude selon le contexte. D’après l’expérience de LiliFlore, observer ces variations permet de sortir des automatismes et d’ouvrir beaucoup plus de possibilités en peinture.
Comment apprendre à voir la couleur des ombres ?
Observer sur des surfaces claires aide beaucoup : neige, mur pâle, feuille blanche… Ces situations rendent les couleurs des ombres plus visibles et plus faciles à comprendre.
Dans la pratique de LiliFlore, ce type d’observation est souvent un déclencheur important pour mieux comprendre la lumière.
Les ombres sont-elles toujours froides ?
Souvent, mais pas toujours. Une ombre peut être froide ou chaude selon la lumière et l’environnement. L’important est surtout de regarder les relations de valeur : une ombre reste généralement légèrement plus foncée que la lumière, même lorsqu’elle paraît claire. Comme le remarque souvent LiliFlore, c’est cette relation qui permet de garder du volume tout en explorant librement les couleurs.
N’hésitez pas à me faire un petit coucou dans les commentaires ci-dessous. Ou à me poser une question. Je vous lis toujours avec plaisir (le commentaire n’apparaît pas tout de suite, je dois l’approuver d’abord) et ça aide la visibilité de mon blog.
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