Le lâcher prise en peinture, pour moi, a longtemps été impossible. J’avais tendance à tout contrôler, à vouloir performer, à chercher à “réussir” mes toiles. Le lâcher prise, que ce soit en peinture ou dans la vie, ce n’était pas quelque chose que je connaissais vraiment.
Mais j’ai persévéré. J’ai essayé, encore et encore. Et aujourd’hui, quand je vois ce que le lâcher prise en peinture m’apporte, je ne regrette rien.
Je vous parle de ça dans cet article. De cet état que j’ai appris à atteindre peu à peu. Un état à la fois doux, profond… presque magique. Je vous ai aussi préparé une vidéo sans commentaire, simplement pour le plaisir de vous immerger dans les sons de l’atelier, et peut-être ressentir, vous aussi, ce dont je vous parle si souvent.
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Regardez la vidéo
Voici un moment de peinture intuitive, sans paroles, pour vous plonger dans cet état de lâcher prise. (article complet en dessous)
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Lâcher prise en peinture… mieux que la méditation
Méditer assise de façon « classique » vs peindre
J’ai essayé la méditation classique, où on s’assoit, on se concentre sur la respiration et on laisse les pensées passer sans les nourrir. Ça, c’est la théorie. En pratique, je suis quelqu’un qui a énormément d’imagination. J’aime me raconter des histoires, rêver éveillée. Alors quand je m’assois et qu’une pensée arrive, je peux la laisser passer une première fois. Une deuxième fois, c’est déjà plus difficile. La troisième fois, c’est terminé.
Je ne vais pas forcément la nourrir de façon négative, mais je vais la transformer. Je vais commencer à imaginer, à partir dans des histoires… et mon cerveau ne sera plus du tout en mode méditation. Il va réfléchir, rapidement, et je ne ressens pas le bien-être que la méditation est censée procurer. J’ai besoin de mouvement, d’action, d’une ligne directrice un peu plus concrète que simplement me concentrer sur ma respiration. Même dans le sport, si je n’ai pas assez de défi, je me mets à réfléchir à mille choses. Il faut qu’il y ait soit un défi, soit quelque chose qui capte mon attention.
Le mental qui se calme autrement : ce qui se passe quand je peins
Quand je peins, mes pensées ralentissent. Mon cerveau se concentre naturellement sur mes mains, sur les couleurs qui se déposent sur la toile. J’essaie d’être à l’écoute de ce qui se passe en moi, de suivre mon intuition. Quel outil prendre, pinceau, spatule, doigts. Quelle couleur choisir, fabriquer. J’ai une ligne directrice.
Et comme mes questions sont simples (suivre mon intuition) mon cerveau n’est plus en hyperactivité avec des pensées dans tous les sens. Je suis plutôt dans un espace où je dois faire le vide pour entendre mon intuition. Mon cerveau respire, sans que j’aie besoin de me concentrer sur ma respiration. C’est là que le lâcher prise en peinture prend tout son sens pour moi.

Je me promène dans le bois, à la rencontre de moi-même – Acrylique sur toile -24x24pouces – vendue
Lâcher prise en peinture : ce qui se passe vraiment
Geste, couleur, matière : le moment présent
Quand je peins, toute mon attention est dirigée vers ma création. Que ce soit sur toile, dans mon carnet ou sur carton, peu importe. Mes décisions tournent autour du prochain geste, de la prochaine couleur, de la prochaine masse colorée que je vais déposer. Je suis complètement immergée dans le processus. Le temps s’arrête. J’oublie de boire, de manger, d’aller à la toilette.
Une séance de deux ou trois heures peut me sembler durer dix minutes. Et à l’inverse, vingt minutes peuvent me sembler très longues. Je ne suis plus dans la même réalité. Je suis ailleurs, avec très peu de pensées. Dans ces moments-là, le lâcher prise en peinture se fait presque sans effort.
Les sensations : pinceaux, spatule, sons
Je suis quelqu’un d’hypersensible, au niveau auditif, visuel et du toucher. Et en peinture, surtout en acrylique, il y a beaucoup de textures. Chaque couche, chaque passage de pinceau ou de spatule va réagir différemment selon le relief, selon l’outil utilisé, métal, silicone, plastique, gros pinceau, petit pinceau.
Je me laisse bercer par ces sons, par ces sensations. Chaque contact fait vibrer mes doigts différemment. Pour moi, c’est du bonheur. Il y a aussi les couleurs. Elles stimulent mon regard sans me surstimuler, parce que c’est moi qui choisis. Si c’est trop, j’en enlève. Pas assez, j’en rajoute. Mon ressenti est amplifié. Je suis pleinement connectée à moi, et c’est là encore une autre façon de vivre le lâcher prise en peinture.
Ce moment où tout s’aligne… ou pas
Par moments, j’ai l’impression d’être un oiseau qui plane. Je n’ai pas besoin de forcer, et pourtant j’avance. C’est une sensation que je trouve absolument géniale. Mais il y a aussi des moments de doute. Tout n’est pas toujours fluide.
Dans ces moments-là, il faut accepter de donner un petit battement d’ailes. Faire un peu plus d’effort, réfléchir un peu, prendre une décision… puis repartir. Si on freine complètement, on perd notre élan. Le lâcher prise en peinture, c’est aussi accepter ces deux états.

Il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver – acrylique sur toile -20x20pouces – collection privée
Lâcher prise en peinture… et dans la vie
Ce que le lâcher prise en peinture m’a appris
La peinture m’a appris l’importance d’être dans l’action. Faire une toile, travailler dans mon carnet, fabriquer mes couleurs, jouer. Réfléchir un peu, oui, mais surtout agir. Chaque réflexion doit mener à une action. Peu importe le résultat. Ça peut fonctionner… ou pas.
Accepter l’imprévu, accepter que parfois tout est fluide, et parfois non. C’est aussi ça, pour moi, le lâcher prise en peinture.
Ce que je transpose au quotidien
Grâce à la peinture, j’ai appris à lâcher prise dans la vie. À prendre plus de recul, à me mettre moins de pression sur le résultat, à faire confiance au processus. Réfléchir, oui, mais agir surtout. Avec une direction, un plan qui peut évoluer.
Sans attente rigide de performance. Ce qui compte, c’est d’être dans l’action. C’est comme ça qu’on avance. Et ce lâcher prise en peinture devient peu à peu un lâcher prise dans tout le reste.

Conclusion
Depuis que je pratique la peinture quotidiennement, ce lâcher prise en peinture que je vis le matin m’apporte énormément dans ma vie. J’ai plus de recul, un peu plus de sagesse. Ce qui compte, c’est d’avoir agi, et non réagi.
Je pense que cette pratique est accessible à toutes. Le but n’est pas de réussir ou de performer, mais de la pratiquer régulièrement. Même sans peinture, juste prendre un papier, un crayon, et jouer pendant dix minutes. Faire des formes, comme quand on gribouille au téléphone. Ça aussi, c’est du lâcher prise. Et ça ouvre énormément de possibilités, en peinture comme dans la vie.
[NOUVEAU] Questions fréquentes
Je n’arrive pas à lâcher prise en peinture, c’est normal ?
Oui, c’est tout à fait normal. Le lâcher prise en peinture ne se fait pas instantanément. Lorsqu’on a l’habitude de vouloir bien faire, de contrôler ou de performer, le mental a du mal à ralentir.
Comme le partage LiliFlore à travers son expérience, cela peut prendre du temps. Le plus important est de continuer à peindre, même quand ce n’est pas parfait. C’est dans la répétition que le lâcher prise s’installe progressivement.
Comment faire le vide dans sa tête quand on peint ?
Chercher à faire le vide peut parfois créer encore plus de tension. En peinture, le lâcher prise passe plutôt par l’action. Se concentrer sur le geste, la couleur, la matière.
Selon l’approche de LiliFlore, ce sont ces éléments concrets qui permettent au mental de ralentir naturellement. La peinture devient alors une forme de méditation active, sans effort forcé.
Faut-il être “bonne” en peinture pour être capable de lâcher-prise ?
Non, le niveau technique n’est pas un prérequis. Le lâcher prise en peinture dépend surtout de la posture intérieure.
D’après l’expérience de LiliFlore, vouloir être “bonne” peut même freiner ce processus, car cela ramène constamment au résultat. Le lâcher prise se développe plutôt en acceptant d’explorer, d’essayer et de se tromper.
Pourquoi je réfléchis trop quand je peins ?
Réfléchir beaucoup en peinture est très fréquent. Le cerveau cherche à comprendre, à anticiper, à éviter les erreurs. C’est un mécanisme naturel.
Comme l’explique LiliFlore, la peinture repose sur un équilibre entre réflexion et action. Trop réfléchir bloque le geste, alors qu’agir permet de retrouver plus de fluidité. Avec le temps, il devient plus facile de reconnaître quand revenir au geste pour retrouver le lâcher prise en peinture.
N’hésitez pas à me faire un petit coucou dans les commentaires ci-dessous. Ou à me poser une question. Je vous lis toujours avec plaisir (le commentaire n’apparaît pas tout de suite, je dois l’approuver d’abord) et ça aide la visibilité de mon blog.
Bonne peinture!

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2 Comments
Allô LiliFlore
Te lire me fait du bien. Ça me donne même envie de réinstaller mon atelier (quand j’aurai enlevé tout ce qui l’encombre 🤪🤪)
Merci pour et tes mots motivants. Passe une belle journée !
Ouiii, commence avec le printemps! Ça fait tellement du bien de peindre. J’ai hâte que tu m’annonces que tu as recommencé. Mais en même temps, écoute ton rythme intérieur.
Bises!